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La patte de Marcel

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Sujets relatifs à l'actualité footballistique

LdC - PSG : Rêvons plus...petit !

LdC - PSG : Rêvons plus...petit !

Il y a quelques semaines, l'on se plaisait à dire que le Paris Saint-Germain, bourreau de Chelsea en huitième de finale de l'UEFA Champions League, avait réussi l'exploit de se qualifier pour un 4e quart de finale d'affilée de la plus prestigieuse des compétitions européennes, première et seule équipe française, jusqu'ici, à l'avoir réalisé. Depuis hier, cet exploit "unique" s'est transformé en déroute tout aussi "unique". Comment en effet expliquer une quatrième élimination de rang à ce stade de la compétition de la part d'une équipe qui avait, en tout cas, tout pour dynamiter Manchester City et donc passer en demi ? Comment peut-on expliquer qu'un Zlatan Ibrahimovic (qui au passage a donné raison à ceux qui disaient qu'il était un grand joueur des petits rendez-vous et un petit joueur des grands rendez-vous) soit aussi méconnaissable à un certain niveau de la compétition ? Comment expliquer que le PSG, dont l'effectif a rarement subi des changements et qui, naturellement, a dû gagner en expérience (en tout cas plus que les Citizens), ait réussi à produire le meilleur quart de finale lors de la saison 2012-2013 (Élimination contre le FC Barcelone 2-2 au Parc des Princes, 1-1 au Camp Nou) et le pire de ces quatre hier, Mardi ? Indice de la réponse à mes questions, "l'origine" de tout ceci s'explique par un homme qui n'a pas sa place dans cette équipe ! Ça vous paraît flou ? Vous comprendrez...

Avec un 3-5-2 imposé par Laurent Blanc (tiens!) pour débuter la rencontre, le champion du monde 1998 choisit de titulariser Serge Aurier (c'est confirmé, psychologiquement, ça ne va chez l'auteur de "la fiotte" !) et...Grégory Van Der Wiel, qui n'a, au fond jamais réussi à confirmer tout le bien que l'on pensait de lui, depuis son arrivée en provenance de l'Ajax d'Amsterdam. Des limites une nouvelle fois démontrées lorsqu'on sait, c'est d'ailleurs élémentaire au football, que l'on n'expérimente pas une tactique la première fois dans un match de cette envergure. Avec la blessure de Thiago Motta, le brésilien Lucas, joueur à vocation offensive prend la place du milieu italien et expose davantage l'entre-jeu déjà privé de Marco Verratti et Blaise Matuidi (rien que ça !). Le pire fut évité en début de rencontre, lorsque Kevin Trapp déstabilisait Sergio Agüero dans la surface de réparation (suite à une bourde de Serge Aurier) avant d'écoper d'un carton jaune (il méritait un rouge !), et que l'international argentin veuille se faire justice lui-même, mais ratait le cadre. Paradoxalement, j'en suis à me dire que si le penalty avait été transformé et que donc les parisiens aient été menés au score assez prématurément, la donne aurait (peut-être) changé. Bon... !

Récemment prolongé par la direction francilienne, Laurent Blanc s'était vu fixer l'objectif d'atteindre les demi-finales (parfois, j'ai du mal à comprendre la politique de Nasser and co.). Et badaboum, de la majeure partie des fans du PSG, en passant par les médias français, c'était tambours et trompettes pour une équipe que l'on décrivait comme supérieure à celle de l'an dernier (qui avait quand même remporté tous le titres en France), soi disant renforcée par la venue d'Angel Di Maria, l'un des acteurs majeurs de la Decima du Real Madrid en 2014. Personnellement, la sonnette d'alarme fut tirée lors de la double confrontation en phase de poule contre le Real Madrid. Avec une équipe presque remaniée, les Merengues obtiennent un convaincant match nul et vierge au Parc, avant de s'imposer à domicile sur la plus petite des marges. Ce fut un fait de plus, le PSG n'était pas arrivé à convaincre (au niveau du score, le match ayant été satisfaisant, mais à quoi ça sert ?) face à un gros du vieux continent et laissait filer la première place aux décuples champions d'Europe.

Cette élimination par Manchester City (que je ne sous-estime pas) sera difficile à avaler chez les joueurs (qui sont les premiers concernés sur le terrain), au niveau du staff et de la direction, mais aussi et surtout chez les supporteurs (moi en premier). Après avoir remporté tous les trophées en France, cela en deviendrait soporifique de poursuivre sur cette lancée et devoir s'arrêter encore et encore en quart de finale de la LdC, voire pire. A la limite, Colony Capital pourrait même me manquer... Non, sérieusement Canal+ ! A l'époque, il y avait des joueurs, des vrais, qui respectaient cette équipe, et qui mouillaient le maillot. A l'époque on atteignait la demi-finale de la Ligue des champions après avoir éliminé le Barça en quart (1995), finaliste lors de l'édition précédente. A l'époque un futur ballon d'or évoluait comme attaquant, un libérien, récupéré ensuite par le grand Milan AC, je veux parler de Mister Georges Weah. Non monsieur le "géant suèdois", le PSG n'est pas né à l'époque de QSI !

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