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La patte de Marcel

La patte de Marcel

Sujets relatifs à l'actualité footballistique

Barça-PSG, ou comment redescendre de son (petit) nuage !

Le 12 décembre 2016, au siège de l'UEFA, à Nyon (Suisse), lorsque le tirage au sort des huitièmes de finale de la Champions League sort, entre autre, l'affiche PSG-FC Barcelone, on se veut unanime : il n'y aura pas de surprise, les catalans domineront nettement les franciliens et se qualifieront en quart ! (Un peu) Comme d'habitude...

Où en étaient ces équipes à ce moment de la saison ?

Il est vrai qu'en terme de suprématie, le Barça était assez loin de ses performances devenues naturelles. En Liga, après 15 journées, le bilan des hommes de Luis Enrique était de 9 victoires, 4 nuls et 2 défaites. Le rival madrilène était même confortablement en tête et les larguait de loin. En ligue des champions, 1 seul revers, contre Manchester City au match retour (3-1), le reste fut du sans-faute.

Quant au PSG, qui s'est séparé de Laurent Blanc, David Luiz et Zlatan Ibrahimovic, il ne faisait déjà plus peur (3 défaites enregistrées en Ligue 1 dont une contre Montpellier sur le score de 3 buts à 0, termine 2ème en phase de poule de C1) et ses chances d'atteindre un 5ème quart de finale consécutif n'étaient que moindres.

Vinrent alors l'hiver...et Draxler !

Après la trêve hivernale, le PSG, qui donc a finalement totalisé 4 défaites sur la première partie de saison (un triste record sous l'ère QSI), semble montrer un tout autre visage. Avec le recrutement de l'international allemand, Julian Draxler (accompagné, plus tard du portugais Guedes), le PSG aligne les bonnes performances, à part le nul à domicile contre Monaco (1-1). Mais rien n'y fait, le Barça part largement favori.

Les matchs

A l'aller, le PSG, tout comme le Barça sont méconnaissables. Les parisiens empêchent les barcelonais de dérouler et infligent une correction aux quintuples champions d'Europe (4-0). Deux semaines plus tard, c'est le rival marseillais qui paye les pots cassés de l'état de grâce du PSG, à domicile (1-5). C'est donc le temps de la fanfaronnade : on loue les qualités d'Unai Emery, jusqu'ici sèchement critiqué, on encense certains joueurs enterrés il y a quelques semaines en les comparant aux meilleurs d'Europe... Bref, le PSG était sûr à 100% de disputer un quart de finale de Champions League et éliminerait le Barça, le grand, grandissime favori, qui détient des joueurs de classe mondiale, un stade mythique, une histoire de plus de 100 ans auréolée par des titres de tous genres. De leur côté, les catalans croient en une remontada. Impossible, diront plusieurs observateurs, qui évoquent les statistiques, la grandeur du PSG (en 2 matchs références, on ne peut pas se permettre de changer de fusil d'épaule à ce point).

Mais qu'est-ce qui est impossible avec la meilleure équipe de ces 10 dernières années ? Qu'est-ce qui est impossible avec l'équipe qui a corrigé le plus grand club de tous les temps, le Real Madrid, le légendaire Bayern de Munich... ? Alors oui, les tactiques ont changé entre temps, mais le FC Barcelone est "mes que un club". 

Au sortir de la remontada (6-1 !), la leçon à tirer est la suivante : il faut accepter la supériorité de son adversaire, surtout lorsqu'il se nomme le FC Barcelone, temple du football moderne ! Quand les catalans décident d'aller au front, ils y vont sans se soucier de quoi que ce soit, parce qu'étant "mes que un club". Avec toutes les meilleures tactiques du monde, le PSG n'aurait pas survécu contre une équipe qui a littéralement mangé son vis-à-vis sans jamais lui laisser réellement le temps de s'exprimer (encore moins de l'espace). Au final, ce n'est que la logique qui a été respectée, parce qu'au final, c'est l'élimination du Barça à ce stade de la compétition qui aurait été une surprise !

 

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